Des vents contraires, Olivier Adam

Bonjour !

Si vous avez vu ou lu Je vais bien, ne t’en fais pas, vous avez peut-être reconnu le nom de cet auteur…

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Depuis la soudaine et mystérieuse disparition de sa femme, Paul Andersen vit seul avec ses deux jeunes enfants. Un an plus tard, il est épuisé de lutter contre sa propre inquiétude pour les protéger. Il décide donc de prendre un nouveau départ en Bretagne, dans la ville où il a grandi. Cette reconstruction va de pair avec de nouvelles épreuves à surmonter.

Comme dans Je vais bien, ne t’en fais pas, les thèmes de la disparition d’un être cher et de la famille sont centraux et, pour les personnages, il s’agit de continuer à avancer sans comprendre l’événement qui a bouleversé leurs existences. Les deux romans partagent aussi une fin douce-amère, c’est-à-dire une scène de bonheur en famille mise en perspective par une révélation violente.

J’ai trouvé cette histoire émouvante et les personnages humains, avec des forces et des failles. Cependant, je n’ai pas dévoré ce livre à cause de quelques longueurs, dues au fait que le personnage principal soit suspendu entre deux parties de sa vie.

Bonne lecture !

Test/tag de l’été (PKJ) ☀

Bonjour !

La moitié des vacances d’été est déjà passée mais, avec ce tag, j’espère vous donner quelques idées de lecture pour le mois d’août !

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1) Quelle a été votre première lecture de l’été?

J’ai commencé de lire Les Bienveillantes (2006) de Jonathan Littell, récit du parcours d’un personnage fictif comme officier SS. C’est un grand livre, c’est-à-dire un pavé, certes, mais aussi le grand prix de l’Académie française et le prix Goncourt dès l’année de sa sortie. Pour l’instant, je suis captivée par ce roman mais je pense mettre beaucoup de temps à le terminer.

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2) Citer un livre qui évoque un souvenir d’été.

J’ai lu Le Vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway car je l’avais trouvé dans la maison louée pendant des vacances en famille dans le Sud.

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3) Citer un livre qui se passe en été.

La Vérité sur Marie de Jean-Philippe Toussaint.

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4) Citer un livre dont la couverture évoque l’été.

J’ai lu Toi et moi à jamais d’Ann Brashares mais je ne m’en souviens plus…

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5) Citer un livre qui se passe dans un endroit ou vous aimeriez passer des vacances.

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Quel dommage que Pemberley n’existe pas… Vous pouvez cliquer ici pour lire ma chronique en anglais et ici pour la version française 😉

6) Citer deux livres qui vous conseillez pour l’été.

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J’ai choisi Croc-Blanc de Jack London et Des vents contraires d’Olivier Adam parce que j’ai aimé ces romans et qu’ils se déroulent respectivement au Canada et en Bretagne où il ne fait pas très chaud… De quoi se rafraîchir les idées X)

7) Avec quel personnage de roman aimeriez-vous partir en vacances?

Le personnage éponyme de Novecento : pianiste d’Alessandro Barricco.

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Que lisez-vous cet été ?

Des amis si proches, Danielle Steel

Bonjour !

Les dernières chroniques étant consacrées à des lectures plutôt graves et exigeantes, j’ai décidé de lire quelque chose de plus familial et populaire, en espérant ramener un peu de soleil sur BDP…

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J’ai évoqué Danielle Steel dans la majorité de mes digressions (tags) sans jamais lui consacrer de chronique. Après avoir eu un coup de cœur pour son roman Princesse, j’ai lu quelques autres livres de Danielle Steel jusqu’à connaître le schéma narratif qu’elle utilise et commencer à m’ennuyer. Par conséquent, malgré la présence de plusieurs de ses romans dans ma PAL, je n’ai rien lu d’elle pendant quelques années. Certains d’entre vous savent peut-être qu’il s’agit d’une américaine ayant écrit plus de 80 romans plutôt classés dans les romances.

Quatrième de couverture : Ils s’étaient juré d’être toujours là les uns pour les autres.
Gabbie, Billy, Izzie, Andy et Sean, cinq enfants très différents, se sont rencontrés le jour de leur entrée à la maternelle. Depuis, ils sont inséparables. Leurs familles se rapprochent par la même occasion et la petite bande grandit dans ce cocon privilégié, insouciante de l’avenir.
A l’adolescence, leurs vies en apparence si parfaite sont bouleversées par des déchirements familiaux, des défaites, mais aussi des victoires. C’est leur amitié, toujours plus forte, qui les aide à surmonter les difficultés.
Après le lycée, chacun part étudier aux quatre coins des Etats-Unis. Désormais seuls, ils se retrouvent vite désarmés devant les nombreux défis de la vie adulte. Les choix sont plus difficiles, les risques plus importants, et le destin, qui longtemps les avait favorisés, semble s’acharner sur eux. Leur amitié est mise à rude épreuve, y survivra-t-elle ?

J’ai été agréablement surprise par la complexité du récit, supérieure à ce que j’avais déjà lu. La grande histoire d’amitié de ceux que la traductrice appelle le « Club des Cinq » est mise au centre de l’attention par rapport à l’histoire d’amour qui clôt le roman et les autres romances, satellites. Du côté positif, ce livre est légèrement différent des autres œuvres de Steel que je connais et je ne me suis pas vraiment ennuyée.

Des amis si proches est un roman d’apprentissage qui aborde différents problèmes de société auquel ses personnages sont confrontés : alcool, drogues, anorexie, deuil, dépression, orientation professionnelle, tout y passe. Les cinq jeunes souffrent de la pression générée par les attentes de leur entourage. Le sujet est important mais il me semble que le tragique est poussé trop loin, aux dépens de la vraisemblance. La deuxième partie du livre enchaîne les tragédies. Heureusement, cela reste très émouvant jusqu’au bout.

Comme je l’ai indiqué sur Livraddict, je pense que cette lecture mérite un 13/20 car j’ai passé un moment agréable avec des personnages attachants et une intrigue dénuée de longueurs bien que le roman présente quelques défauts.

J’ai pensé à faire un rapprochement avec Les Intéressants de Meg Wolitzer qui suit l’évolution d’un groupe d’ami jusqu’à l’âge adulte avec un peu moins de décès…

L’Ami retrouvé, Fred Uhlman

Bonjour !

Dans cet article, je vais évoquer une lecture empruntée au programme de français du collège. En classe de quatrième/troisième, de nombreux professeurs abordent la question de l’antisémitisme à travers des œuvres relativement accessibles dont Inconnu à cette adresse de Kathrine Kressmann Taylor et L’Ami retrouvé de Fred Uhlman. Ces deux courts romans -dont le premier est épistolaire- montrent l’impact de la montée du nazisme sur une grande amitié entre un jeune homme juif et l’autre « aryen ». Ayant lu le premier au collège, j’ai été curieuse de découvrir le second qui a été prescrit à mon petit frère…

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Âgé de seize ans, Hans Schwarz, fils unique d’un médecin juif, fréquente le lycée de Stuttgart. Il est encore seul et sans ami véritable lorsque l’arrivée dans sa classe d’un garçon d’une famille protestante d’illustre ascendance lui permet de réaliser son exigeant idéal de l’amitié, tel que le lui fait concevoir l’exaltation romantique qui est souvent le propre de l’adolescence.
C’est en 1932 qu’a lieu cette rencontre, qui sera de courte durée, les troubles déclenchés par la venue de Hitler ayant fini par gagner la paisible ville de Stuttgart. Les parents de Hans, qui soupçonnent les vexations que subit le jeune homme au lycée, décident de l’envoyer en Amérique, où il fera sa carrière et s’efforcera de rayer de sa vie et d’oublier l’enfer de son passé. Ce passé qui se rappellera un jour à lui de façon tragique.

Si mon souvenir d’Inconnu à cette adresse n’est plus très frais, je trouve qu’il est plus adapté à de jeunes adolescents que L’Ami retrouvé or, plus âgée, j’ai une préférence pour ce-dernier. Pour cause, dans « l’exaltation romantique qui est souvent le propre de l’adolescence », Hans et Conrad ont des discussions assez riches concernant la religion et la culture savante allemande qui, selon moi, seront mieux comprises par des lycéens et pourraient refroidir ceux qui ne maîtrisent pas ces références. C’est pourtant ce qui m’a rendu cette lecture plus émouvante, car je me suis très facilement identifiée aux deux personnages à leur âge. Sans vous spoiler quoi que ce soit, je précise que le retournement de situation final, en seulement dix mots, bouleverse. Tout est dit, même dans les temps les plus difficiles, les préjugés ne sont pas toujours justifiés.

Bref mais efficace, L’Ami retrouvé est un joli texte sur les conséquences du nazisme et l’amitié.

Quelles lectures conseillez-vous sur le thème de la Seconde Guerre mondiale ?