The Grand Budapest Hotel, Wes Anderson

Bonjour!

Aujourd’hui, grande première! On m’a récemment interrogée à propos d’une éventuelle chronique cinématographique… Cela ne correspond pas au but principal de ce blog mais c’est un enrichissement. De plus, les deux chroniques littéraires précédentes étant liées au septième art, j’ai pensé que le moment était bien choisi pour une « séquence » dédiée au cinéma! Je n’ai malheureusement pas réussi à écrire sur le film qui m’avait été suggéré mais je vais essayer de me rattraper en vous présentant un grand coup de cœur!

J’ai découvert The Grand Budapest Hotel grâce à deux personnes que j’admire: l’acteur Ralph Fiennes en occupant un des deux rôles principaux et Stefan Zweig, dont -selon le générique de fin- les écrits ont inspiré l’intrigue. Jusqu’à présent, je n’ai jamais été déçue par ces messieurs!

Dans les grandes lignes, The Grand Budapest Hotel est une comédie dramatique britannico-allemande coproduite, coécrite et réalisée par Wes Anderson, sortie en 2014.

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Un écrivain célèbre se remémore sa rencontre avec Zero Moustafa, le mélancolique propriétaire d’un grand hôtel décati au coeur de l’Europe centrale. Autour d’un dîner, monsieur Moustafa, qui fut l’homme le plus riche de la République de Zubrowka, raconte ses débuts, en 1938, comme lobby boy, dans les couloirs du Grand Budapest Hotel alors au comble de sa gloire. Le concierge, le charmant, badin et prolixe monsieur Gustave le prit sous son aile. L’une des clientes attitrées de l’hôtel, l’antique madame D, l’une de ses innombrables vieilles maîtresses, lui légua un tableau de la Renaissance d’une immense valeur. Pendant l’entre-deux-guerres, M. Gustave et son jeune protégé Zero se retrouvèrent impliqués dans une bataille avec les héritiers qui veulent remettre la main sur le tableau, usant de méthodes violentes et crapuleuses. Une cascade d’aventures rocambolesques, sur fond de montée du péril totalitaire, s’ensuivit…

Sur un plan technique, j’ai apprécié le jeu habile avec les couleurs, les grands acteurs, la qualité des décors, costumes et effets. D’après mes yeux d’amatrice de cinéma, rien à redire à ce niveau.

Commençons par la part « claire » de l’œuvre. Monsieur Gustave le dandy et Zero l’apatride construisent une bromance attendrissante au possible. Le concierge est d’une superficialité/futilité/vanité burlesque. Le Grand Budapest conserve pour un temps son rayonnement Belle Epoque. Dans un univers coloré et fougueux, les péripéties, saturées en vivacité et en mouvement, s’enchaînent allègrement. Un humour efficace relève encore le tout. C’est un véritable conte d’hiver!

Cependant, ce film a également un fond moins léger. Car -c’est révélé dès le prologue- le palace finira entièrement ané­anti, après avoir été dépouillé de son luxe sous l’ère soviétique. L’imminence de la guerre et l’ombre du nazisme donnent une résonance particulièrement forte et émouvante à la résistance des personnages, au moyen des remparts dérisoires que sont la vanité et l’acharnement, contre cette espèce de nuit de l’humanité. Ainsi, la terreur de l’anéantissement, sujet implicite de ce récit de traque, « plombe » son comique endiablé. Ce mélange surprenant de vivacité, humour, nostalgie et mélancolie constitue ce que l’on pourrait qualifier de thriller tragi-comique.

Pour approfondir la réflexion, je vous suggère de jeter un œil à cet article intéressant.

En conclusion, il s’agit à mon sens d’une œuvre en or pour passer un excellent moment!

A bientôt!

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