La Rose pourpre du Caire, Woody Allen

Bonjour!

Vous l’aurez remarqué, les trois derniers articles littéraires étaient liés au cinéma: Rosemary’s Baby a été adapté à l’écran, Le Cercle des poètes disparus, à l’inverse, a été adapté sur papier et Il pleut des étoiles… propose des portraits de stars du cinéma. Pour clore ce cycle, je m’apprête (une seconde fois) à faire une entorse au sujet du blog pour vous présenter un coup de cœur cinématographique: La Rose pourpre du Caire (1985) de Woody Allen! Le choix de l’œuvre est réfléchi: Mia Farrow, a interprété le rôle principal de LRPDC mais aussi celui de Rosemary’s Baby et Woody Allen apparaît dans Il  pleut des étoiles…

Avant de commencer, je tiens à préciser que ce qui va suivre est « mémère » et « guimauve » à souhait!

C’est l’histoire de Cécilia, une jeune femme de classe moyenne américaine mal mariée. Victime de la crise de 1929, son mari, ayant perdu son emploi dans une usine, passe le plus clair de son temps à jouer avec ses amis. Il délaisse sa femme et la maltraite. Cécilia travaille dur pour assurer la subsistance de son foyer. Son seul loisir est le cinéma. C’est donc un film qui fera basculer sa vie. Elle va voir La Rose pourpre du Caire une première fois et tombe sous le charme du personnage de Tom Baxter, poète et aventurier. A l’écran, tout est beau, simple, romantique. Alors elle y retourne pour montrer le film à sa sœur. Puis, les choses s’enveniment dans son couple et elle perd son travail. Elle revoit donc le film, encore et encore, pour se réconforter. Alors que Cecilia voit le film pour la troisième ou quatrième fois, un événement inouï se produit : le personnage de Tom Baxter délaisse le film, se tourne vers la salle où il a remarqué Cecilia et sort de l’écran ! Il entraîne Cecilia dans une aventure sentimentale qui la sidère. Pendant ce temps, c’est la révolution à Hollywood : on n’a jamais vu un personnage quitter l’écran. Chez le producteur du film, c’est la panique. La carrière du film est menacée ! On envoie donc l’acteur Gil Shepherd, celui qui incarne l’explorateur Tom Baxter, dans la petite ville où s’est produit l’incident, pour tenter de ramener le personnage de Baxter à la raison et lui faire réintégrer l’écran ! Cécilia est séduite par l’acteur. Tom lui offre une dernière nuit de rêve de l’autre côté de l’écran. Cécilia est sommée de choisir entre Baxter, l’illusion et Gil, l’homme réel.

Attention spoiler!

« Je suis réelle et, quelle que soit la tentation pour moi, il faut que j’opte pour le monde réel ». C’est un choix tout à fait rationnel. Baxter avait montré de nombreuses fois les limites dues à la virtualité de son corps. Or ici, Gil lui offre tout à la fois son amour et la possibilité de devenir une vedette à Hollywood. Le perdant s’incline noblement devant la décision de Cecilia. L’amour de Gil n’était que du cinéma, pour faire disparaître Tom. Ayant constaté que le rêve qu’elle avait fait avec Gil ne se concrétisera pas dans la réalité, il reste à Cécilia la possibilité d’être émue par Top hat, le film avec Fred Astaire et Ginger Rogers.

La morale du film est, plus que le choix du réel sur le virtuel, le caractère décevant du réel.

J’ai été séduite par les musiques et décors désuets des années 1930, par les jolies romances et la chute, qui confère une dimension beaucoup plus intéressante à l’histoire. Je partage l’opinion de A.P., journaliste du Figaro Magazine, qui parlait d’un « un remarquable hommage à la magie du septième art, un époustouflant exercice de style technique sur le rêve ». En somme, c’est un très joli film.

Voilà pour ce cycle dédié au cinéma! Je vous retrouverai bientôt avec une nouvelle chronique littéraire!

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