La douleur, Marguerite Duras

Bonjour,

En espérant que les tags que je vous ai concoctés vous plaisent, je glisse une petite chronique. Je m’aperçois que je suis très en retard dans mes lectures imposées en échangeant avec mes futurs camarades mais voilà un ouvrage terminé de plus!

Comme tous les ans, il faut lire un ouvrage littéraire sur la Seconde Guerre mondiale. C’est toujours intéressant, mais parfois répétitif. La douleur de Marguerite Duras ne m’a laissé aucune impression de déjà-lu et m’a appris mains menus détails. Pour cause, l’auteure traite de la situation en France autour de la Libération plutôt que de la vie dans les camps.

9782070387045_1_75.jpg

Il ne s’agit pas d’un roman comme l’extérieur du livre peut le laisser penser mais d’un recueil d’écrits plus brefs.

Les deux premiers textes sont des témoignages de la période précédant la liberté:

1. Le premier texte, La douleur, expime la souffrance de Marguerite Duras dans l’attente du retour de son époux, déporté politique, après la Libération. Il est très émouvant de lire l’amoindrissement de l’espoir et des forces pendant que de plus en plus d’hommes revenaient et de plus en plus de personnes ne voulaient plus penser qu’à la paix. On y lit la cicatrice laissée par la guerre.

2. Le deuxième texte décrit la relation de l’auteure avec un agent de la Gestapo qui a arrêté son mari et qu’elle fera arrêter. Il dévoile la fourberie et la solitude qui dévore les membres des deux camps.

Les deux suivants nous en apprennent davantage sur l’organisation des groupes résistants immédiatement après la Libération:

3. Le troisième, Albert des Capitales, texte raconte l’interrogatoire « musclé » d’un « donneur » par un groupe de résistants dont faisait partie Marguerite Duras, avec son mari et ses amis. Il reflète la violence aveugle de la colère des occupés après la Libération, peut être similaire à la violence aveugle des occupants.

4. Ter le milicien fait le portrait d’un jeune milicien capturé par le groupe de Marguerite Duras. L’auteure, son ami le plus proche et Ter se vouaient un respect mutuel. Comme un enfant, Ter était simple, humble, ne pensait qu’au plaisir d’avoir une arme, de conduire des voitures, de la bagarre et des femmes. Même lorsqu’il se savait condamné, Ter avait un grand désir de vivre. Ce texte attendrissant nous laisse entrevoir comment les résistants on tenté de se faire justice, dans un contexte d’ivresse de liberté, avant le retour de la police. On y trouve notamment un passage très intéressant sur les Espagnols.

Ensuite, Marguerite Duras a écrit deux fictions :

5. Dans L’ortie brisée, un étranger, peut être Ter, est perdu à la limite de Paris, est assis par terre près de baraquements très pauvres. Il rencontre un enfant qui promène son petit frère et un ouvrier en pause déjeuner.

6. Dans Aurélia Paris, Marguerite Duras utilise une mise en abîme pour parler d’une petite fille juive.

Les quatre premiers textes sont très instructifs, bien que seul le quatrième m’ait plu. En revanche, les deux derniers, très obscurs, ne me semblent pas incontournables.

Et vous, qu’avez-vous lu à propos de la Seconde Guerre mondiale?

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s