Petit pays, Gaël Faye

Bonjour !

Très en retard sur la rentrée de septembre 2016, je me lance dans une énième chronique sur Petit pays -qui ne sera pas la meilleure que vous ayiez lue- simplement parce que j’ai aimé cette lecture.

En septembre, je n’avais pas prévu de le lire. Depuis, j’en ai entendu chanter les louanges et j’ai pu voir Gaël Faye le temps d’une interview, d’un peu de slam et d’une dédicace. J’étais convaincue, mais il a fallu que je termine des lectures en cours avant de lire ce roman -qui a été récompensé par le Prix du roman Fnac, le Prix Goncourt des lycéens, le Prix du premier roman et le Prix des étudiants France Culture.
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Le narrateur et alter-ego de l’auteur, Gabriel, se remémore son enfance dans une impasse de Bujumbura au Burundi (pays voisin du Rwanda) au début des années 1990. Dans un quartier confortable, il coule une enfance insouciante avec son père français, sa mère rwandaise et toute sa famille, sa petite soeur Ana et sa bande de copains avec qui il fait les quatre cents coups. Cependant, une violence qu’il ne comprend pas encercle son petit havre de paix quand éclate la guerre civile entre les Hutus et les Tutsis au Burundi et au Rwanda. Bien qu’il se raccroche à son bonheur et son innocence en se plongeant dans les livres avec la bienveillance d’une voisine érudite, rien ne sera plus comme avant.

Ce que j’ai retenu de l’intervention de l’auteur :

  • Les sensations, plutôt que les péripéties que l’on peut lire dans le roman ont une dimension autobiographique.
  • Ce qui se passe à la maison peut être beaucoup plus traumatisant que ce qui se passe à l’extérieur.
  • L’adulte, pour l’enfant, représente la norme.
  • A-t-on vraiment le droit d’être neutre ? Peut-on regarder la vie en spectateur ou faut-il s’engager ?
  • L’impasse est à la fois cocon et piège.
  • La littérature permet de s’échapper du quotidien.
  • L’écriture a ouvert les portes des livres à Gaël Faye puisqu’il a voulu savoir comment les autres écrivaient, et elle est devenue son impasse.

Bonus musical :

Comme je l’ai précisé en haut de cet article, Gaël Faye, en plus de son roman, a écrit du slam. Si sa musique n’est pas à mon goût, je dois reconnaître que ses textes restent intéressants. Aussi, je vous laisse écouter Petit Pays.

Je ne regrette pas d’avoir découvert un morceau d’Histoire que je ne connaissais pas. J’ai apprécié la forme, le style émouvant auquel je ne trouve rien de particulier à redire, ce qui est louable pour un premier roman.

Avez-vous lu Petit pays ? Qu’en avez-vous pensé ?

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