Roberto Zucco suivi de Tabataba et Coco, Bernard-Marie Koltès

Bonjour !

Dans cet article, je vais partager avec vous quelques informations de base sur un recueil contenant trois des pièces de théâtre les plus récentes de l’auteur Bernard-Marie Koltès.

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La pièce intitulée Roberto Zuccoécrite en 1988, s’inspire de faits divers : la cavale du tueur en série italien Roberto Succo (pour plus de détails, vous pouvez consulter cette page), ce qui explique le scandale qu’elle a suscité. Koltès a enrichi l’intrigue en y ajoutant l’histoire de la « gamine », jeune fille en perdition. Roberto Zucco est la dernière pièce achevée par Koltès avant son décès en 1989, et, selon son site officiel, la plus jouée dans le monde.

Selon le journal Vaucluse, L’Hebdo du 27 juillet 2004, « Zucco est un pur qui tue comme on efface une tache. La gamine aussi est pure, la vierge qui lui confie son pucelage pour qu’il le garde à jamais ». En effet, à la fin de la pièce, je ne pouvais pas me résoudre à trouver Zucco vraiment cruel. Comme Icare, il est tombé après s’être envolé vers le soleil. Cependant, Zucco est un personnage transparent : son nom s’efface et ceux qui le voient ne s’aperçoivent pas immédiatement de sa présence. En cela, il m’a légèrement rappelé Meursault dans L’Etranger de Camus… Pour moi, c’est une lecture sombre mais très fluide.

Comme Zucco et la gamine, les personnages des deux autres pièces du recueil sont caractérisés par leur solitude et leur marginalité.

Écrite en 1986, Tabataba met en scène le jeune Abou et sa sœur aînée Maïmouna. Cette-dernière s’inquiète de ne pas voir son frère cadet sortir avec les gens de son âge dans le village. Il lui répondra que, comme elle, il ne se sent pas à sa place parmi les autres et ne souhaite pas se marier car ils vivent très bien tous les deux. C’est une très brève pièce que l’on pourrait appeler à chute et dont j’ai apprécié la lecture.

Écrite en 1989, la pièce Coco fait partie des projets inachevés entrepris par Koltès après Roberto Zucco. Cette fois-ci, il s’est inspiré de Coco Chanel. Elle est composée de trois petites scènes entre Coco, mourante, et sa domestique Consuelo qui oscillent entre tendresse et défi. Malheureusement, j’ai trouvé que ces petites bribes n’étaient pas suffisantes pour se faire une opinion.

Vous intéressez-vous au théâtre contemporain ?

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