The Canterville Ghost, Oscar Wilde

Hi !

May 2017 bring us lots of stuff to learn ! Let’s start from now with a bilingual classic !

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If you don’t have a chance to grab a bilingual edition in France, you can get one on Amazon

The Canterville Ghost, or Le Fantôme de Canterville in French, was the first short story by Oscar Wilde to be published. It appeared in two parts in The Court and Society Review in 1887.

The eponym character is a ghost called Sir Simon. When the american family Otis buys Canterville Chase, its former owner tells them it has been haunted for centuries by Sir Simon Canterville who murdered his wife and was starved to death by his wife’s brothers. However, for the first time, the ghost fails at frightening the inhabitants of the castle, no matter how hard he tries. Losing against the modern and pragmatic nature of the Otis family, Sir Simon feels humiliated and helpless. Then, surprinsingly, Virginia, the daughter of Mr Otis, shows concern for Sir Simon’s despair and becomes his friend.

Oscar Wilde, with his signature wit, uses and abuses of clichés in order to ridicule the caricatural visions of Gothic literature and American people which were common at his time. The Canterville Ghost is a sweet and funny short-story which conveys, beyond parody, a message on the importance of love. As a consequence, reading this could give you an insight on XIXth century Gothic literature and Oscar Wilde’s style.

It can be read three times in row -in French, with the CD and in English- without much time nor effort, which makes it a painless way to improve your language skills.

In case you’d like to know more…

A French translation of this post is available here.

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Le Fantôme de Canterville, Oscar Wilde

Bonjour !

En cette nouvelle année, on espère tous apprendre beaucoup de choses ! Commençons dès maintenant avec un petit classique bilingue !

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J’ignore si cette édition avec CD est toujours disponible mais vous devriez trouver une autre édition bilingue facilement.

The Canterville Ghost, ou en français Le Fantôme de Canterville, est la première nouvelle d’Oscar Wilde publiée en 1887 en deux parties dans The Court and Society Review.

Le personnage éponyme est un fantôme nommé Sir Simon. À l’arrivée d’un ministre américain, M. Otis, accompagné de sa famille, Lord Canterville, l’ancien propriétaire de Canterville Chase, prévient les acheteurs que le château est hanté depuis depuis que son ancêtre Sir Simon a tué sa femme Eleonore voilà quelques siècles. Or, ce fantôme, pour la première fois, le fantôme ne parvient pas à effrayer les habitants du château, se heurtant à l’attitude résolument moderne et pragmatique de la famille américaine. Tous ses tours ayant échoué, Sir Simon se désespère. A sa grande surprise, Virginia, la fille de M. Otis, s’intéresse alors à lui et devient son amie.

Oscar Wilde, avec tout le piquant et la finesse qu’on lui connaît, accumule les clichés pour ridiculiser les conceptions caricaturales de la littérature gothique et des américains répandues au XIXe siècle. Le Fantôme de Canterville est donc une nouvelle drôle et tendre qui, au-delà de la parodie, livre un mignon message d’amour. Cette lecture sera donc la bienvenue si la littérature anglophone du XIXe siècle vous est peu familière, car elle donne un aperçu intéressant de la littérature gothique et de l’oeuvre d’Oscar Wilde.

Ce texte bref et sympathique se laisse lire trois fois -en anglais, avec le CD, puis en français- sans problème et m’a appris quelques nouveaux mots. C’est un bon moyen de progresser sans trop d’efforts.

Pour approfondir le sujet…

Une traduction de cet article est disponible ici.

Si vous vous intéressez à Oscar Wilde, vous pouvez aussi consulter mon article sur Le Portrait de Dorian Gray.

Découverte inopinée d’un vrai métier, Stefan Zweig

Bonjour!

Comme je ne vous ai pas parlé de Stefan Zweig depuis quelques mois, voici mon avis sur un recueil de deux de ses nouvelles trop souvent oubliées.

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Quatrième de couverture : Attablé dans un café parisien, un écrivain voit son attention attirée par un curieux spectacle : tout en se mêlant adroitement au flot des passants, un étrange individu semble faire les cent pas devant la terrasse du café. Policier en civil? Détective en mission secrète? Soudain c’est l’évidence, l’énergumène est pickpocket, «vrai métier» ardu et risqué. qui réserve bien des surprises à cet écrivain très observateur.
Deux nouvelles loufoques et poignantes, pour découvrir dans un registre inattendu un des plus grands écrivains de langue allemande du XXe siècle.

La première nouvelle, qui donne son titre au recueil, nous fait donc suivre un narrateur curieux de découverte en découverte et d’émotion en émotion.  C’est un texte efficace dans lequel on sent la maîtrise de la forme de la nouvelle par Zweig. J’ai été captivée du début à la fin bien qu’il ne s’agisse pas du meilleur de l’oeuvre de l’auteur.

La seconde nouvelle adopte une forme épistolaire qui rappelle forcément Lettre d’une inconnue. Le thème abordé est, lui aussi, similaire : les amours secrètes de l’adolescence. Sans atteindre le niveau de Lettre d’une inconnue, La Vieille dette est un texte très attendrissant dans lequel je me suis reconnue. Sans surprise, on y retrouve l’ombre des idées de Freud qui fascinaient Zweig.

Le recueil confronte habilement un vol et une générosité aussi fins et discrets l’un que l’autre. Encore une fois, Stefan Zweig, nouvelliste expert, m’a ravie avec sa plume élégante.

La Confusion des sentiments, Stefan Zweig

Bonjour à tous!

Aujourd’hui, je vais vous présenter un autre livre de Stefan Zweig! Après Vingt-quatre heures de la vie d’une femme et Le Joueur d’échecs, voici La Confusion des sentiments!

la-confusion-des-sentiments-couvRoland, au début de ses études universitaires, cherche à s’émanciper de ses parents, des intellectuels, en se coupant de tout ce qui est lié à l’esprit et en vivant une vie de débauche à Berlin. Quand son père s’aperçoit de la situation, honteux, il décide de changer de ville et de se jeter à corps perdu dans ses études jusque-là délaissées. Dans sa nouvelle université, il rencontre un certain professeur, orateur passionné et passionnant, qu’il admire immédiatement. Dès lors, la fascination grandit, devient idolâtrie, jusqu’à l’ambiguïté. Plus il se rapproche du professeur, plus il se sent coupé de lui par un épais mystère. Pourquoi cet homme, capable de discours si exaltés, si éclatants, s’éteint-il complètement? Pourquoi disparaît-il régulièrement sans prévenir? Pourquoi sa relation avec sa femme est-elle si distante? Pourquoi est-il tour à tour cordial et hostile envers son élève? Roland découvrira-t-il le lourd secret de son professeur?

J’ai retrouvé dans cette nouvelle tout ce que j’aime chez Zweig. Il y a la perfection de l’analyse psychologique, avec la finesse, la délicatesse des gestes à peine esquissés qui veulent tout dire et l’intensité des personnages sombres auxquels on s’attache énormément. Il y a la dentelle du style, peut-être un peu plus exigeant que dans ce que j’ai lu avant. Il y a la modernité du sujet et la noirceur de son traitement. Il y a le suspens enivrant. Il y a la chute parfaite, à tel point que j’ai été en colère pendant plusieurs heures de n’avoir rien à lui reprocher alors qu’elle m’a profondément émue.

En conclusion, cette nouvelle est exigeante, ciselée, poignante. C’est un texte qu’un lecteur n’oublie jamais! Je vous recommande sincèrement cette lecture!

(Dédicace à Coco 😉 )