Des amis si proches, Danielle Steel

Bonjour !

Les dernières chroniques étant consacrées à des lectures plutôt graves et exigeantes, j’ai décidé de lire quelque chose de plus familial et populaire, en espérant ramener un peu de soleil sur BDP…

couv66224736.jpg

J’ai évoqué Danielle Steel dans la majorité de mes digressions (tags) sans jamais lui consacrer de chronique. Après avoir eu un coup de cœur pour son roman Princesse, j’ai lu quelques autres livres de Danielle Steel jusqu’à connaître le schéma narratif qu’elle utilise et commencer à m’ennuyer. Par conséquent, malgré la présence de plusieurs de ses romans dans ma PAL, je n’ai rien lu d’elle pendant quelques années. Certains d’entre vous savent peut-être qu’il s’agit d’une américaine ayant écrit plus de 80 romans plutôt classés dans les romances.

Quatrième de couverture : Ils s’étaient juré d’être toujours là les uns pour les autres.
Gabbie, Billy, Izzie, Andy et Sean, cinq enfants très différents, se sont rencontrés le jour de leur entrée à la maternelle. Depuis, ils sont inséparables. Leurs familles se rapprochent par la même occasion et la petite bande grandit dans ce cocon privilégié, insouciante de l’avenir.
A l’adolescence, leurs vies en apparence si parfaite sont bouleversées par des déchirements familiaux, des défaites, mais aussi des victoires. C’est leur amitié, toujours plus forte, qui les aide à surmonter les difficultés.
Après le lycée, chacun part étudier aux quatre coins des Etats-Unis. Désormais seuls, ils se retrouvent vite désarmés devant les nombreux défis de la vie adulte. Les choix sont plus difficiles, les risques plus importants, et le destin, qui longtemps les avait favorisés, semble s’acharner sur eux. Leur amitié est mise à rude épreuve, y survivra-t-elle ?

J’ai été agréablement surprise par la complexité du récit, supérieure à ce que j’avais déjà lu. La grande histoire d’amitié de ceux que la traductrice appelle le « Club des Cinq » est mise au centre de l’attention par rapport à l’histoire d’amour qui clôt le roman et les autres romances, satellites. Du côté positif, ce livre est légèrement différent des autres œuvres de Steel que je connais et je ne me suis pas vraiment ennuyée.

Des amis si proches est un roman d’apprentissage qui aborde différents problèmes de société auquel ses personnages sont confrontés : alcool, drogues, anorexie, deuil, dépression, orientation professionnelle, tout y passe. Les cinq jeunes souffrent de la pression générée par les attentes de leur entourage. Le sujet est important mais il me semble que le tragique est poussé trop loin, aux dépens de la vraisemblance. La deuxième partie du livre enchaîne les tragédies. Heureusement, cela reste très émouvant jusqu’au bout.

Comme je l’ai indiqué sur Livraddict, je pense que cette lecture mérite un 13/20 car j’ai passé un moment agréable avec des personnages attachants et une intrigue dénuée de longueurs bien que le roman présente quelques défauts.

J’ai pensé à faire un rapprochement avec Les Intéressants de Meg Wolitzer qui suit l’évolution d’un groupe d’ami jusqu’à l’âge adulte avec un peu moins de décès…

La Mare au diable, George Sand

Bonjour !

Après avoir relu ce petit classique français du XIXème siècle, je trouve important qu’il soit présent sur BDP. L’avez-vous déjà lu ?

couv30518071

Germain est un brave laboureur veuf, à qui l’on conseille de se remarier pour le bien de ses trois enfants. Réticent à l’idée d’un mariage de raison, il accepte néanmoins de rendre visite à une veuve convoitée dans une région voisine, mais rien ne se passe comme prévu. Il accompagne une jeune fille de son village, la petite Marie, qui doit quitter sa mère pour travailler comme bergère dans une ferme. Les deux voyageurs partagent leur chagrin. Sur la route, ils trouvent le petit Pierre, un des fils de Germain, qui insiste pour participer au voyage. De lui dépendra le sort de ceux qu’il aime tant. Germain, Marie et Pierre se perdent près de « la mare au Diable », connue pour égarer les voyageurs dans la brume la nuit venue.

Sur la quatrième de couverture de mon édition, on peut lire :

Dédié à Chopin, ce bref roman champêtre a un charme inégalé. George Sand a vu le beau dans le simple. Elle chante, quelquefois en patois, les joies de l’amour, de l’enfance et du travail de la terre. Beaucoup d’amour et un peu d’idéalisme sont ses secrets.

Effectivement, dans La Mare au diable, on trouve une histoire d’amour épurée, beaucoup de tendresse et quelques détails sur des traditions disparues. Le coeur du roman se lit et se relit très vite et sans peine -je le recommanderais aux lecteurs de tous âges- et avec plaisir. La simplicité et le caractère bucolique du texte ne le rendent pas, à mes yeux, niais, naïf ni archaïque. Le récit, minimaliste, reste efficace. Cependant, j’ai tendance à m’ennuyer pendant les deux premiers chapitres -dans lesquels l’auteure explique la portée de son roman et brosse un portrait du laboureur à l’oeuvre- et les quatre chapitres de l’appendice -qui décrivent précisement une noce traditionnelle. On y apprend beaucoup, mais je trouve difficile de m’y accrocher tant c’est différent de la réalité actuelle.

Un petit livre essentiel…

Henry et June, Anaïs Nin

Bonjour !

En attendant l’été, voici une nouvelle chronique !

9782234059900_1_75
J’ai lu ce livre en anglais mais j’ajoute la couverture française pour plus de clarté.

Au début des années 1930, Anaïs Nin cherche à s’accomplir. Entre passion et amour, mensonges et psychanalyse, création et expérience, désir, sentiments et rationnalité, elle lutte pour comprendre ceux qui l’entourent et se comprendre. Elle rencontre Henry Miller et son épouse, June. Elle est immédiatement fascinée par l’esprit de l’un et la beauté de l’autre. Peu à peu, Anaïs Nin ose les actes et les mots. Pure, tendre et impitoyable, elle fixe dans son journal sa progression, entre solitude et amours passées et présentes… Ces cahiers secrets sont à la fois un roman d’amour, un éclairage intime sur deux personnages importants de la littérature du XXe siècle et un grand témoignage de la libération de la femme.

Je qualifierai cette lecture d' »envoûtante » malgré quelques longueurs quand Anaïs Nin tourne en rond à force d’introspection. C’est un roman érotico-intellectuel intéressant, sans être un coup de coeur.

Autre chose : après les tragiques évènements survenus ce lundi à Manchester, nous avons eu l’occasion de repenser les valeurs que nous associons à la musique et à l’art en général. Aussi, j’ai décidé de fêter la musique fin juin en vous proposant plusieurs articles liant littérature et musique. Veillez à passer jeter un oeil sur le blog 😉

Henry and June, Anaïs Nin

Hi!

Good news: summer is coming and here is a new article!

couv44838169

Drawn from journals, this book is an account of a woman’s awakening, covering a single momentous year – 1931-32, in Paris. When Anaïs Nin meets the writer Henry Miller and his beautiful wife June, her idealized vision of love, passion, creation and experience is undermined. Her life is plunged in a psychological, emotional and sexual turmoil, as she becomes more and more entangled in diverse relationships built on both manipulation and candid abandon. In between moments of deep solitude and love, she goes on a journey of self-discovery and discovery of her loved ones with the help of journal writing and psychoanlalysis. This book not only offers a love story but also an intimate vision of two major writers of the 20th century and a tale of a woman’s liberation.

I found this book rather « bewitching » despite some lengthy passages when Anaïs Nin loses herself in introspection. It is both an erotic and psychological work, which is interesting but not really life-changing for the reader.

After the tragic events of Monday in Manchester, it is a time to re-think the importance of music and art in general. Thus, by the end of June, I will post various music-related stuff here, make sure to stay tuned to celebrate music and books 😉