Des amis si proches, Danielle Steel

Bonjour !

Les dernières chroniques étant consacrées à des lectures plutôt graves et exigeantes, j’ai décidé de lire quelque chose de plus familial et populaire, en espérant ramener un peu de soleil sur BDP…

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J’ai évoqué Danielle Steel dans la majorité de mes digressions (tags) sans jamais lui consacrer de chronique. Après avoir eu un coup de cœur pour son roman Princesse, j’ai lu quelques autres livres de Danielle Steel jusqu’à connaître le schéma narratif qu’elle utilise et commencer à m’ennuyer. Par conséquent, malgré la présence de plusieurs de ses romans dans ma PAL, je n’ai rien lu d’elle pendant quelques années. Certains d’entre vous savent peut-être qu’il s’agit d’une américaine ayant écrit plus de 80 romans plutôt classés dans les romances.

Quatrième de couverture : Ils s’étaient juré d’être toujours là les uns pour les autres.
Gabbie, Billy, Izzie, Andy et Sean, cinq enfants très différents, se sont rencontrés le jour de leur entrée à la maternelle. Depuis, ils sont inséparables. Leurs familles se rapprochent par la même occasion et la petite bande grandit dans ce cocon privilégié, insouciante de l’avenir.
A l’adolescence, leurs vies en apparence si parfaite sont bouleversées par des déchirements familiaux, des défaites, mais aussi des victoires. C’est leur amitié, toujours plus forte, qui les aide à surmonter les difficultés.
Après le lycée, chacun part étudier aux quatre coins des Etats-Unis. Désormais seuls, ils se retrouvent vite désarmés devant les nombreux défis de la vie adulte. Les choix sont plus difficiles, les risques plus importants, et le destin, qui longtemps les avait favorisés, semble s’acharner sur eux. Leur amitié est mise à rude épreuve, y survivra-t-elle ?

J’ai été agréablement surprise par la complexité du récit, supérieure à ce que j’avais déjà lu. La grande histoire d’amitié de ceux que la traductrice appelle le « Club des Cinq » est mise au centre de l’attention par rapport à l’histoire d’amour qui clôt le roman et les autres romances, satellites. Du côté positif, ce livre est légèrement différent des autres œuvres de Steel que je connais et je ne me suis pas vraiment ennuyée.

Des amis si proches est un roman d’apprentissage qui aborde différents problèmes de société auquel ses personnages sont confrontés : alcool, drogues, anorexie, deuil, dépression, orientation professionnelle, tout y passe. Les cinq jeunes souffrent de la pression générée par les attentes de leur entourage. Le sujet est important mais il me semble que le tragique est poussé trop loin, aux dépens de la vraisemblance. La deuxième partie du livre enchaîne les tragédies. Heureusement, cela reste très émouvant jusqu’au bout.

Comme je l’ai indiqué sur Livraddict, je pense que cette lecture mérite un 13/20 car j’ai passé un moment agréable avec des personnages attachants et une intrigue dénuée de longueurs bien que le roman présente quelques défauts.

J’ai pensé à faire un rapprochement avec Les Intéressants de Meg Wolitzer qui suit l’évolution d’un groupe d’ami jusqu’à l’âge adulte avec un peu moins de décès…

Deux grandes fresques familiales

Bonjour !

Aujourd’hui, je tente un rapprochement entre Le Dieu des Petits Riens d’Arundhati Roy et Les Cinq quartiers de l’orange de Joanne Harris, en espérant ne comettre aucun outrage irréparable…

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Le Dieu des Petits Riens est un chef-d’oeuvre de l’auteure engagée indienne Arundhati Roy, récompensé par le Booker Prize en 1997. J’ai lu ce roman il y a quelques mois, ayant eu l’opportunité d’assister à une conférence d’Arundhati Roy. Pourtant, je n’ai pas immédiatement évoqué cette lecture sur le blog. Pour cause, je n’osais pas écrire au sujet d’une oeuvre vraiment unique et reconnue internationallement comme telle, et encore moins la femme impressionnante qui l’a écrite.

Rahel Kochamma revient dans son village natal pour y retrouver son jumeau Estha. Aussi, le lecteur suit le flux de sa conscience, au fil des bribes de souvenirs de son enfance, jusqu’au drame qui y a mis fin. A l’âge de huit ans, les jumeaux vivaient dans une Inde rurale paralysée par le système des castes ou couvaient des idées marxistes, entourés de leur grand-mère Mammachi, de leur oncle Chacko, de leur grand-tante Baby Kochamma, de leur mère Ammu et de Velutha, un Intouchable. Tous ont perdu un ou plusieurs êtres aimés. « Qui aimer, comment et jusqu’ où »?

C’est un roman émouvant et plein de suspense qui m’a appris des choses sur l’Inde.

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De Joanne Harris, j’ai lu Chocolat, qui est probablement son oeuvre la plus connue depuis son adaptation au cinéma avec Johnny Depp, il y a trois ans. C’est donc confiante que j’ai récemment commencé à lire Les Cinq quartiers de l’orange.

Quatrième de couverture : Lorsque Framboise Simon revient dans le village de son enfance sur les rives de la Loire, personne ne reconnaît la fille de la scandaleuse Mirabelle Dartigen, tenue pour responsable de l’exécution de onze villageois pendant l’occupation allemande, cinquante ans auparavant. Framboise ouvre une auberge qui, grâce aux délicieuses recettes de sa mère, retient l’attention des critiques, mais suscite les jalousies de sa famille.
Le carnet de recettes de Mirabelle recèle des secrets qui donneront à Framboise la clé de ces années sombres. Peu à peu, elle découvrira la véritable personnalité de sa mère, parfois si tendre, maternelle et sensuelle, subitement cruelle et tourmentée. En temps de guerre, les jeux d’enfants et les histoires d’amour ne sont pas toujours innocents. Leurs conséquences peuvent même être tragiques.

J’ai apprécié cette façon originale d’aborder le sujet brûlant de l’Occupation allemande en France au cours de la Seconde guerre mondiale. Joanne Harris en évoque les conséquences sur la vie à la campagne, avec ses secrets et ses commérages. Dans ce roman, rien n’est manichéen : la mère sévère a ses faiblesses, le courage du frère aîné ses limites, les allemands, cruels, peuvent faire preuve d’humanité… C’est toujours l’amour qui conduit à des actions aux conséquences incalculées. Derrière la grande Histoire, il y a de plus petites histoires, celles que nos ancêtres pourraient nous raconter.

Si Le Dieu des Petits Riens est une oeuvre à la qualité reconnue, il est dommage qu’on ne connaisse pas davantage Les Cinq quartiers de l’orange qui est selon moi un trésor !

Les points communs :

  • Un milieu rural modeste devenu malsain dans un contexte historique cruel.
  • Un fleuve comme symbole du danger.
  • Des familles déchirées.
  • Des souvenirs qui tournent en rond pour retarder l’évocation du point de non retour.
  • Les bons moments ne sont pas omis.
  • Le point de vue d’un enfant qui joue à des jeux dangereux.
  • Une vision terre à terre, réaliste et critique d’une société à une époque « taboue ».
  • La dernière page est une page d’amour.

Je ne peux que vous recommander la lecture de ces deux romans poignants !

33 révolutions, Canek Sanchez Guevara

Bonjour,

Aujourd’hui, nous allons parler de Cuba! L’île et son histoire fascinante redeviennent un sujet qui fascine depuis la levée de l’embargo par les États-Unis. Cuba a notamment déteint sur la rentrée littéraire. Par exemple, l’auteur reconnu Yasmina Khadra a écrit Dieu n’habite pas la Havane. Je ne l’ai pas encore lu, mais cela ne saurait tarder!

Venons-en à ma chronique! Vous connaissez Che Guevara, mais avez-vous entendu parler de sa relève? Cet été, les éditions Métaillé ont publié une traduction du roman du petit-fils du Che, qui offre un petit aperçu du Cuba « désenchanté » après l’espoir suscité par la révolution.

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Un narrateur déambule à travers La Havane, le spleen le suivant comme son ombre. La fièvre de la révolution, passée, laisse place à celle du rhum et du désespoir. Les idéaux communistes ont été détournés, les adolescents anarchistes ont grandi, la routine grise s’est installée. La vie est un disque rayé, les grands slogans sont usés, devenus incompréhensibles, et la vie tourne en rond. Seule la mer, au loin, promet encore quelque chose… Certains choisissent donc l’évasion, à leurs risques et périls. Mais le protagoniste trouve une autre façon de sortir du cercle infernal : en 33 chapitres, 33 tours, 33 révolutions, comme dans un voyage initiatique qui ferait du sur-place, il évolue, son esprit reprend vie.

Ce roman, tournant de manière hypnotique, gravitant autour de l’enfermement jusqu’à échapper à cette attraction, offre un joli hymne à la liberté. Il montre un état d’esprit sans apporter aucune information à valeur documentaire, proposant un nouveau niveau de compréhension de la situation d’impasse à Cuba. Grâce à la métaphore filée très élégante du disque, il s’écoute autant qu’il se lit.

Une lecture brève mais aussi efficace qu’agréable d’un point de vue historique et littéraire.

Cuba, une île à (re)découvrir!

Rock Rebels, Rupert Morgan (EN)

Hello!

I am going to introduce you another reading of mine! It is a short book in English for the teenagers. I discovered the Paper Planes collection which contains a whole serie in English with interesting subjects and audio versions. First, I chose Rock Rebels!img_couv-rock-rebels

This book consists in a brief explanation of the role of music in the American history. Do not judge the book by its title! It does not deal exclusively with rock! There are many exemples (songs). I learnt a lot for my culture and English with pleasure without being overwhelmed with informations. The audio document is of good quality. Actually, this teaching book is satisfying! I think I would read other books from this collection.

I recommend it to the teenagers who enjoy learning English!

This article is also available in French! Do not hesitate to have a look at it!

I let you listen to a song!